Borstch et toasts aux oignons caramélisés

Préparation : 30mn

Cuisson : 1h15

Pour 4 personnes

Pour le borstch :

1cs d’huile d’olive

1 oignon jaune finement haché

1 carotte coupée en dés

2 belles betteraves crues (environ 500g) pelées et coupées en cubes

2 tomates grossièrement concassées

Crème de soja

Ciboulette ciselée

Poivre du moulin

Pour les toasts :

1cs d’huile d’olive

2 oignons jaunes coupés en lanières

1cs de cassonade ou de sirop d’agave

Poivre du moulin

4 tranches de pain complet ou de pain de seigle grillées

Faites chauffer l’huile d’olive dans une grande casserole à feu moyen. Ajoutez l’oignon, la carotte et les cubes de betterave, faites suer 10mn en mélangeant régulièrement.

Ajoutez les tomates, laissez cuire encore 10mn en mélangeant régulièrement. Arrosez de 1,5l d’eau et portez à frémissements. Couvrez, baissez le feu au minimum et laissez mijoter 1h.

Mélangez dans un bol de la crème de soja, du poivre et de la ciboulette ciselée. Couvrez et conservez au réfrigérateur.

Pendant la cuisson de la soupe, préparez les oignons. Faites chauffer l’huile d’olive dans une sauteuse, ajoutez les oignons et faites-les cuire à feu moyen environ 15mn en mélangeant régulièrement. Poudrez de cassonade (ou de sirop d’agave) et faites légèrement  caraméliser, puis poivrez et laissez tiédir. Répartissez les oignons sur les tranches de pain grillées.j

Mixez la soupe au mixeur plongeant ou dans un blender. Répartissez-la dans des bols ou des assiettes chaudes. Ajoutez une tombée de préparation à la crème de soja, parsemez de ciboulette et servez immédiatement.

Ces toasts garnis comme de petites pissaladières sont riches en antioxydants grâce aux oignons et à l’huile d’olive. La betterave est une excellente source d’acide folique (vitamine B9), connue pour ses effets anti-âge : elle préviendrait notamment l’anémie, la stérilité et certains problèmes d’audition liés au vieillissement.

Source : Bonnes recettes pour une bonne santé (Reader’s digest, 2015) – Recette testée, a plu à toute la famille !

Vin et bière : végé !

Vins et bières sont pour l’essentiel végétariens, voire végétaliens. Mais pas forcément véganes : pour élaborer ces élixirs festifs, le soleil et l’eau ne suffisent pas. Le goût non plus, d’ailleurs, car le consommateur aprécie un breuvage limpide et une couleur brillante. Il s’agit donc d’éliminer tout dépôt susceptible de gêner la dégustation, ou d’influer sur la conservation. On peut clarifier par décantation, quand les indésirables sont paisiblement tombés au fond de la cuve ou du fût. Ou procéder à un collage, éventuellement suivi d’une filtration : un réseau de protéines piège les impuretés et les entraîne au fond du récipient. On élimine alors de la boisson finale à la fois les éléments troubles et le produit de collage. Ce procédé ancien se pratique en brasserie comme en viticulture sensiblement avec les mêmes produits : albumine de blanc d’oeuf, ichtyocolle (à base de poisson), gélatine ou caséine. Une boisson non collée a donc plus de chances d’être végane. Et à quoi la reconnaît-on ?

In vino veritas

Le mieux est évidemment de pouvoir en discuter avec le producteur ou avec un caviste de confiance. A défaut, le choix du flacon commence par un peu de lecture : la contre-étiquette peut renseigner sur les pratiques du vinificateur. Subtilité : un vin non filtré n’est pas forcément un vin non collé…. La caséine et l’albumine, allergènes, doivent depuis 2012 être mentionnées quand elles sont présentes à partir de 0.25mg/l.

Les labels bio, s’ils incitent à limiter les interventions des intrants, n’interdisent pas l’usage des produits animaux. En fait, un seul logo est totalement fiable pour trouver un cru végane : le certificat d’un vin casher.

On peut aussi choisir un vin nature, ou libre, qui offrira en prime une aventure gustative : culture biodynamique, pas d’intrants à la vinification, peu de soufre, ni collage, ni filtrage. Les viticulteurs qui en signent la charte ne sont pas contrôlés, mais c’est une voie assez exigeante pour qu’on ne badine pas avec ses engagements.

De rares amateurs ont pu croiser un étiquetage « végé-compatible » : c’est un cas exceptionnel appelé à le rester, du moins sur le marché français, les viticulteurs préférant logiquement mettre en avant des pratiques qualitatives, comme un travail en bio, ou une vinification spécifique.

A chacun sa recette

Concernant la bière, l’affaire se corse. L’ajout d’arôme ou de colorants rend le dépistage un peu plus ardu, particulièrement quand ils sont mentionnés sous leur forme générique. Enfin, les marques adaptent leurs recettes aux goûts des marchés nationaux et aux contraintes de transport et de conservation : telle bière végane en France ne l’est pas forcément ailleurs.

Les productions artisanales, notamment les mousses labellisées Nature et Progrès garanties sans collage, sont l’option la plus fiable. Sur l’étiquette, une mention du type « la présence d’un dépôt est normal et ne nuit pas à la qualité du produit » est un indicateur assez fiable que la bière a été clarifiée par décantation.

Les amateurs peuvent heureusement compter sur internet, où sites et forums recensent les boissons véganes : « Barnivore.com » est un modèle du genre. Côté francophone, « vegactu.com » a consacré un article à la question, et le forum « végéweb.org » apporte un complément d’informations sur de petites brasseries.

Et tout internaute partageur et bien renseigné est bien sûr chaleureusement invité à faire profiter la communauté de ses informations.

Voire aussi : http://manger.vegan.fr/index.php

Quelques chiffres…

62 à 140 milliards :

c’est le nombre d’animaux tués pour l’alimentation humaine dans le monde chaque année.

106 milliards :

c’est le nombre estimé d’êtres humains ayant existé depuis 50 000 avant J.-C.

2,47 millions de dindes

sont mangées à Noël en France, soit l’équivalent de 41 dindes par minute au mois de décembre.

Tempeh au lait de coco

Pour 4 personnes

500g de tempeh

1 oignon

Huile d’arachide ou de sésame

2cs de gingembre râpé

1cs de tamari

2 gousses d’ail

2 tasses de lait de coco

100g de riz basmati

Roquette ou laitue

1 carotte râpée

Emincez finement l’oignon. Coupez le tempeh en petits cubes. Faites revenir ans la poêle avec l’oignon et le gingembre, puis ajoutez le tamari, l’ail et le lait de coco. Par ailleurs, vous aurez fait cuire le riz à la vapeur environ 40mn.

Garnissez une assiette avec la salade. Couvrez avec le riz en laissant apparaître la salade en bordure, disposez les carottes, puis le tempeh.

Source : Biocontact juin 2015